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Le mouvement Transition vise à inciter les habitants de villes, communes ou quartiers de prendre conscience des conséquences de nos modes de vie et ensemble s’organiser pour un avenir positif et soutenable. Cela passe essentiellement par la mise en place d’initiatives locales, l’occasion d’intensifier le liens entre individus et l’acquisition de compétences comme la permaculture pour retrouver un bon degré de résilience.

Cela fait quelques années que je suis ce mouvement, initié en 2006 dans la ville de Totnes (uk) par Rob Hobkins et qui a donné lieu à des ouvrages fondateurs, dont « the transition handbook » et « transition timeline » (par Shaun Chamberlin). La conférence internationale organisée dans le Devon proche de Totnes en septembre a été l’occasion d’en savoir plus sur cette communauté qui essaime aujourd’hui dans plus de 250 villes à travers le monde. Voici quelques moments forts.

L’événement a commencé par un « mapping » des participants (plus de 300 venus des différents « hubs » locaux) selon leur âge, de leur provenance et de l’ancienneté dans le mouvement. De façon assez surprenante toutes les générations étaient représentées de façon assez équilibrée ce qui témoigne de la vitalité transgénérationnelle de ce mouvement. D’un point de vue géographique, bien entendu les régions du Royaume Unis et du nord de l’Europe étaient majoritaires, mais le mouvement connait un beau dynamisme en Espagne et Amérique du Sud.

Le choix était difficile dans les nombreux ateliers proposés, dans lequel on est jamais passif, comme lors du débat mené par Rob Hobkins pour faire évoluer le mouvement et son « storytelling ». Le « tree walking » avec le forestier agrée Robin Walter qui a fait prendre conscience de la complexe gestion des forêts et végétalisation urbaine qui doivent anticiper les changements futurs, notamment climatiques. Le bois en tant que régulateur de CO2 est essentiel, d’ailleurs Robin a insisté sur l’intérêt de réaliser les produits en bois afin de capter le CO2 de façon durable.

Lors de l’atelier « how change happens » (comment vient le changement), les chercheurs Yoav Egozi et Noel Longhurst ont présenté un intéressant modèle que nous avons ensuite expérimenté lors d’une sorte de jeu de rôle. En bref ce modèle présente les X-scales changes (changements majeurs) selon 3 perspectives: au milieu « the regime » ou l’institutionnel qui est plutôt stable, entouré de « the landscape » ou les tendances socio-démographiques et « the niches » ou les initiatives expérimentales, qui toutes deux font pression sur le centre pour le faire évoluer. Pour générer le changement de la perspective d’une initiative niche comme transition, les chercheurs préconisent de prendre conscience des connexions opportunistes et d’activer le bon réseau. En guise d’exercice nous avons pris l’exemple d’une jeune créatrice de mode éthique et réalisé le mapping du réseau utile à sa cause.

J’aurai l’occasion de présenter plus en détails ce mouvement ainsi que d’expérimenter ensemble ses approches créatives pour un futur souhaitable lors du prochain colloque Crea-France le 12 janvier 2016.

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