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Aujourd’hui aucune entreprise ne peut dire de façon certaine si elle existera encore dans dix ans. En 1911, Joseph Schumpeter évoquait le concept de « destruction créatrice » car déjà à l’époque les sociétés soumises à des innovations de rupture et une forte pression concurrentielle pouvaient disparaître laissant la place à de nouveaux « entrants » mieux adaptés.

Depuis l’apparition de l’informatique et d’internet, le rythme du changement s’est accéléré comme jamais et les risques concernant la pérennité de toute activité commerciale sont aujourd’hui majeurs dans tous les secteurs : « alors que l’âge moyen des entreprises du Top 500 américain était de 67 ans en 1920, il est passé à 15 ans seulement aujourd’hui » (Richard Foster – Yale University).

La menace destructrice peut surgir de partout, par surprise, d’une entreprise étrangère, d’un secteur différent, d’une startup émergente etc. Un vocabulaire militaire est utilisé pour décrire ce climat d’incertitude, on parle d’un monde VUCA : Volatile, Uncertain, Complex, Ambiguous.

A cette menace bien réelle il convient, pour survivre, de se préparer au plus vite, d’agir pour améliorer sa capacité de réaction, son agilité, car « le darwinisme digital ne fera pas de cadeau à ceux qui attendent ! » (Richard Foster).

Les grandes entreprises ont d’ores et déjà entamé une réflexion et des actions sur leur « transformation numérique ». A la stratégie qui consiste à intégrer des technologies digitales tous azimuts il convient d’en rappeler l’objectif prioritaire : optimiser le dialogue de l’entreprise avec son marché afin de savoir si les produits et services proposés répondent aux besoins des clients. Il est essentiel de mettre en place un système Customer Centric sensible et réactif qui puisse apprendre et réagir en permanence aux évolutions des demandes clients, voire de les anticiper, pour adapter son business model.

La place à accorder à la data est essentielle : elle est dorénavant considérée, à juste titre comme un actif stratégique de l’entreprise.  De nombreuses entreprises pensent qu’il faut en premier lieu travailler en amont à l’amélioration ou au changement de leur business model avant d’exploiter les datas.

Nous pensons au contraire que cette exploitation de données permet de faire émerger les informations et « insight » susceptibles de conduire au design de nouvelles propositions de valeur répondant aux objectifs de l’entreprise ; à condition d’être récoltées et analysée par des «équipes agiles d’innovation» pluridisciplinaires, constituées d’experts métiers, professionnels du marketing, Data Scientists, IT et autres.

Les « disruptions » menaçant le business model classique de l’entreprise ont les plus grandes chances de venir d’ailleurs et ce, très soudainement ! Il importe de mettre en place une veille stratégique et concurrentielle élargie. Qui soit en mesure d’identifier, d’évaluer afin de, le cas échéant, imiter, tel un bon « suiveur » (Fast Follower) l’innovation de rupture qui bousculerait la donne. Il est bien plus coûteux et risqué de vouloir créer soit même cette innovation, alors que d’autres plus téméraires sont en train de tester le marché. Cette capacité de réaction, vitale, est fortement dépendante de l’infrastructure de données qui a déjà été mise en place et de la culture « Data Agile » existante.

Comment être « Data Agile » ?

  1. Faire son audit data : où sont les données ? comment sont elles captées, stockées, traitées et exploitées ? Une donnée doit être disponible, vérifiée, normalisée pour pouvoir être transformée en information, corrélée et générer de la valeur.
  2. Mettre en place un process de veille stratégique élargie pour collecter et identifier les menaces ou opportunités d’imitation venant d’acteurs « disruptifs » en dehors de son secteur.
  3. Conduire des projets d’innovation en mode Agile avec des équipes pluridisciplinaires légères qui conduisent des « Sprint d’innovation » ou Ateliers de créativité basés sur des opportunités et objectifs business. Il faut pouvoir mesurer en permanence et tester les nouvelles propositions de valeur.

L’entreprise doit être « apprenante » pour survivre et sa « Data Agilité » en est la condition essentielle.

A.L.

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